Fin octobre on passe à l’heure d’hiver. Le retour du travail, les courses du soir, le trajet entre Nîmes et Alès ou vers le Grau-du-Roi : beaucoup de trajets vont de nouveau se faire dans le noir.

Et avec eux revient une gêne que beaucoup de conducteurs connaissent. Une voiture arrive en face, ses phares envahissent le pare-brise, et pendant quelques secondes on ne distingue plus vraiment la route.

Cette gêne est fréquente, et elle augmente souvent avec l’âge. La plupart du temps, elle s’explique par des changements naturels de l’œil. Parfois, elle est le premier signe d’un trouble qui mérite un avis. Voici comment faire la différence, et ce qui peut vraiment aider.

1. Pourquoi la conduite de nuit devient plus difficile avec l’âge

Voir moins bien la nuit qu’à 20 ans n’a rien d’anormal. Plusieurs mécanismes de l’œil évoluent avec le temps, souvent sans que l’on s’en aperçoive.

1.1 L’œil a besoin de plus de lumière

Avec l’âge, la pupille devient plus petite et s’ouvre moins bien dans l’obscurité. Moins de lumière entre dans l’œil. Selon le CAA, un conducteur de 60 ans a besoin d’environ trois fois plus de lumière qu’à l’adolescence pour voir aussi clairement dans le noir (source).

1.2 Les contrastes deviennent plus difficiles à percevoir

Distinguer un piéton en vêtements sombres sur une route sombre, c’est une question de contraste, pas seulement de netteté. Or la sensibilité aux contrastes diminue avec l’âge. On peut lire toutes les lettres du tableau chez l’ophtalmologiste et avoir pourtant du mal à repérer une silhouette la nuit.

1.3 L’œil récupère plus lentement après un éblouissement

Après le passage de phares puissants, l’œil a besoin de quelques instants pour se réadapter à l’obscurité. Ce temps de récupération s’allonge avec l’âge. À 80 km/h, chaque seconde représente plus de 20 mètres parcourus.

1.4 Des phares plus puissants qu’avant

Les éclairages LED, plus blancs et plus intenses, et les véhicules hauts comme les SUV renforcent l’éblouissement. Dans une étude britannique récente, 97 % des conducteurs interrogés disent être éblouis régulièrement ou parfois, et un tiers roule moins la nuit, voire plus du tout (source).

Infographie sur la vision de nuit : à 60 ans, la pupille s’ouvre moins qu’à 20 ans ; un piéton sombre se détache moins bien ; l’œil met plus de temps à récupérer après un éblouissement ; les phares LED et les véhicules hauts sont plus éblouissants.

2. Éblouissement la nuit : quand penser à une cataracte

Un éblouissement qui s’aggrave d’année en année n’est pas toujours qu’une question d’âge. C’est aussi l’un des premiers signes possibles d’une cataracte.

2.1 Qu’est-ce que la cataracte ?

La cataracte, c’est le cristallin, la lentille naturelle située derrière la pupille, qui perd peu à peu sa transparence. La lumière ne le traverse plus nettement : elle se disperse. Face aux phares, l’effet ressemble à un pare-brise rayé, sur lequel toute la vitre s’illumine.

Elle concerne environ une personne sur cinq après 65 ans et les deux tiers des plus de 85 ans, mais elle peut aussi apparaître dès 40 ou 50 ans (source). Elle avance lentement, sans douleur ni rougeur, si bien que l’on s’y adapte sans s’en rendre compte.

2.2 Les signes qui doivent faire réagir

  • Les phares vous éblouissent plus qu’avant
  • Vos lunettes semblent moins efficaces, même après un changement de verres
  • Les couleurs paraissent plus ternes
  • Vous devez vous rapprocher des panneaux pour les lire

2.3 D’autres causes sont possibles

Ces signes ne veulent pas forcément dire cataracte. Une sécheresse oculaire, un astigmatisme ou une correction qui n’est plus adaptée peuvent donner une gêne proche. Certaines maladies de la rétine peuvent aussi diminuer la vision de nuit.

Seul un examen permet de faire la différence. Pour repérer une cataracte, l’ophtalmologiste mesure votre vision et observe le cristallin au microscope, avec la lampe à fente. C’est un examen simple et indolore.

2.4 Et si c’est une cataracte ?

Dans la plupart des cas, rien ne presse. Le moment de l’opération se décide avec l’ophtalmologiste, selon la gêne ressentie au quotidien, notamment au volant. Selon les cas, l’opération peut aussi corriger une myopie ou un astigmatisme, grâce au choix de l’implant.

Infographie des trois réflexes en cas d’éblouissement au volant : 1, regarder le bord droit de la route sans fixer la lumière ; 2, lever le pied sans freiner brusquement ; 3, s’arrêter en sécurité si la vision ne revient pas.

3. Comment réduire l’éblouissement au volant

Quelques gestes simples font une vraie différence, avant de partir comme sur la route.

3.1 Avant de partir

  • Nettoyez le pare-brise à l’intérieur comme à l’extérieur : les traces diffusent la lumière des phares.
  • Portez des lunettes à jour, adaptées à votre vue actuelle.
  • Privilégiez des verres antireflet.

3.2 Sur la route

  1. Ébloui par des phares ? Regardez vers le bord droit de la chaussée, sans fixer la lumière.
  2. Levez le pied et augmentez vos distances de sécurité, sans freiner brusquement.
  3. Si votre vision ne revient pas, arrêtez-vous dès que vous pouvez le faire en sécurité. Un piéton ou un cycliste peut se trouver juste devant vous.

Ce dernier point compte particulièrement en cette saison. Selon l’Observatoire national interministériel de la sécurité routière, les accidents impliquant un piéton augmentent d’environ 35 % entre 17 h et 19 h après le passage à l’heure d’hiver (source).

3.3 La règle d’or : ne pas prendre de risque

Si vous ne vous sentez pas en sécurité au volant la nuit, ne prenez pas le risque. Décalez le trajet en journée, faites-vous conduire ou prenez les transports. Ce n’est pas un aveu de faiblesse : votre sécurité, et celle des autres, passe avant tout.

4. Les signes qui demandent de consulter en urgence

Certains symptômes ne doivent pas attendre un rendez-vous de contrôle. Consultez en urgence si vous voyez des halos autour des lumières accompagnés d’une douleur soudaine de l’œil, d’un œil rouge ou d’une baisse brutale de la vision. Ces signes peuvent correspondre à une poussée de pression dans l’œil, qui doit être prise en charge rapidement.

 

5. Faire un bilan de la vue dans le Gard et à Arles

Une gêne au volant la nuit qui s’installe ou s’aggrave mérite un bilan, même si vous voyez encore bien en journée. C’est le moyen de savoir si elle vient de l’âge, d’une correction à revoir ou d’un trouble qui demande un suivi.

5.1 Comment se déroule le bilan chez Ophtacenter

Le parcours est organisé en deux temps. Un orthoptiste, professionnel de santé de la vision, réalise d’abord les examens : mesure de la vue, de la pression de l’œil, photo du fond de l’œil sans gouttes pour dilater la pupille. L’ophtalmologiste analyse ensuite l’ensemble des résultats, pose le diagnostic et vous explique la suite. Cette organisation permet d’obtenir un rendez-vous plus rapidement, sans rien retirer à la qualité de l’examen.

5.2 Nos 8 centres ophtalmologiques

  • Nouveau : Ophtacenter Nîmes Centre-Ville, 18 boulevard Victor Hugo, ouvert en septembre 2026
  • Nîmes Mas des Abeilles
  • Nîmes Medisud
  • Alès
  • Arles
  • Calvisson
  • Remoulins
  • Le Grau-du-Roi

Est-il normal d'être ébloui par les phares la nuit ?

Oui, dans une certaine mesure. Les phares récents sont plus puissants, et l’œil s’adapte moins vite avec l’âge. Une gêne qui s’aggrave nettement d’une année sur l’autre mérite en revanche un bilan.

Voir des halos autour des lumières, est-ce grave ?

Pas forcément. Une sécheresse de l’œil, un astigmatisme ou des lunettes inadaptées peuvent en donner. Des halos accompagnés d’une douleur soudaine ou d’un œil rouge demandent en revanche une consultation en urgence.

Peut-on conduire avec une cataracte ?

Tant que la vision reste suffisante, oui. Le code de la route impose une acuité d’au moins 5/10 avec les deux yeux pour le permis B (source). Votre ophtalmologiste vous dira si votre vue est compatible avec la conduite, notamment de nuit.

Où faire contrôler sa vision de nuit près de Nîmes ?

Ophtacenter compte 8 centres, dont un nouveau centre à Nîmes Centre-Ville, au 18 boulevard Victor Hugo. Les autres sont situés à Nîmes Mas des Abeilles, Nîmes Medisud, Alès, Arles, Calvisson, Remoulins et au Grau-du-Roi. Prise de rendez-vous sur ophtacenter.fr.

Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation. En cas de doute sur votre vision, parlez-en à un ophtalmologiste.